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Emilie Pacary, 26 ans

Née à Saint-Lô le 29 octobre 1980, fille de Claude et Annick Pacary.

École Sainte Marie puis Collège à Percy.

Lycée Le Verrier à Saint-Lô : baccalauréat scientifique mention très bien en 1998.

Diplôme Universitaire Technologique en Génie Biologique en 2000 (Caen) (Bac+2). Au cours du stage effectué dans le cadre du DUT, j’ai eu l’occasion d’aborder pour la première fois le monde de la recherche en travaillant sur le cancer de l’œsophage au centre François Baclesse à Caen.

Maîtrise des Sciences et Techniques en Biologie et Physiologie Appliquées en 2002 (Rouen) (Bac+4).

Diplôme d’Etudes Approfondies en Biologie cellulaire (2003, Caen) (Bac+5). Stage de 1 an au sein de l’Unité Mixte de Recherche (UMR) associant l’Université de Caen et le CNRS (UMR CNRS 6185) du centre CYCERON à Caen.

Doctorat Aspects Moléculaires et Cellulaires de le Biologie (2003-2006) au sein de l’UMR CNRS 6185 du centre CYCERON à Caen sous la direction du Dr Myriam Bernaudin.

Emilie au Chefresne

CYCERON est un centre de recherche sur le cerveau implanté près du CHU à Caen. L’UMR CNRS 6185 est une équipe de chercheurs qui s’intéresse essentiellement aux accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les AVC, communément appelés « attaques cérébrales », représentent dans les pays industrialisés la troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers. De plus, les AVC sont la première cause d’invalidité lourde et la deuxième cause de démence dans le monde occidental. En France, chaque année 125 000 personnes sont victimes d’un AVC et la moitié en gardera de graves séquelles. La recherche d’une thérapie efficace pour cette pathologie reste par conséquent aujourd’hui d’un intérêt capital. A l’origine de cette pathologie, on trouve une perturbation de l’irrigation sanguine du cerveau qui peut-être due à une occlusion d’une artère par un caillot sanguin ou bien à une rupture d’un vaisseau au niveau cérébral. Le sang ne pouvant plus irriguer certaines parties du cerveau, il se produit une diminution des apports en oxygène et en substrats énergétiques (glucose...) conduisant à la mort des neurones dans la zone atteinte. A la suite d’un tel accident, il apparaît des atteintes neurologiques plus ou moins invalidantes qui dépendent notamment de la région du cerveau touchée. Ainsi, les conséquences (hémiplégie, désordres sensoriels, troubles du langage...) peuvent être légères ou sévères, temporaires ou permanentes. Jusqu’en 1998, on pensait que le cerveau était irréparable. Or cette même année, il a été découvert que le cerveau abrite des cellules souches. Ces cellules peuvent se multiplier et donner naissance à différents types cellulaires tels que des neurones et pourraient ainsi être utilisées pour réparer les zones cérébrales endommagées. Si le cerveau possède sa propre réserve de cellules souches, le corps en abrite aussi dans d’autres organes telle que la moelle osseuse. Mon travail au cours de mon doctorat a donc consisté à prouver que les cellules souches issues de la moelle osseuse pourraient se transformer en neurones et fonctionner comme tels. Le but de ces travaux est de démontrer à terme qu’une injection de ces cellules à la suite d’un AVC pourrait améliorer la récupération fonctionnelle des patients. Les résultats obtenus au cours de mon doctorat ont donné lieu à plusieurs publications dans des journaux internationaux. J’ai eu également l’opportunité de présenter mes résultats dans plusieurs congrès internationaux (Portugal, 2004 ; Taiwan, 2005 ; USA, 2005) et dans différents laboratoires (Suède en 2006 ; Angleterre 2006). Je soutiens ma thèse le 1er décembre 2006 pour obtenir le titre de Docteur de l’Université de Caen. Je vais ensuite effectuer, à partir de janvier 2007, un post-doctorat au National Institute of Medical Research à Londres sous la direction du Dr François Guillemot. Mon projet post-doctoral va consister à élucider les mécanismes contrôlant la migration des nouveaux neurones lors du développement embryonnaire afin d’améliorer ce processus dans le cerveau adulte après lésion. La compréhension de ces mécanismes devrait ainsi permettre à terme d’améliorer la migration des nouveaux neurones endogènes ou transplantés à la suite d’une lésion du cerveau et ainsi améliorer le potentiel thérapeutique de ces cellules. Ce post-doctorat va ainsi me permettre de compléter mes compétences scientifiques et techniques mais aussi d’améliorer la pratique de l’anglais, indispensable dans mon travail.

Emilie dans son laboratoire

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