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Edito de Novembre 2007
De la fourche a la fourchette !


 14% de la population mondiale souffre de la faim, soit plus de 850 millions de personnes, dont 24 000 meurent chaque jour (18 000 enfants).

 En France, des milliards d’euros de dépenses de santé prévisibles seraient économisés sur les caisses d’assurance maladie, si on abordait le problème de l’alimentation en termes de prévention.

 La « bouffe » pour les bagnoles ! L’expansion fulgurante des biocarburants est une tragédie planétaire. Elle conduit à la stérilisation de milliers d’ha de terres agricoles et à l’aggravation de la faim. C’est une révolution qui a des effets en chaîne sur toutes les céréales et plantes alimentaires, dont les cours explosent. Le quart du maïs américain sert déjà à fabriquer du carburant.

 Toujours plus de croissance, plus de consommation, plus de stress et de sommes colossales investies dans la publicité pour séduire le consommateur, alors que la pauvreté grandit sous nos fenêtres.

 L’agriculture demeure en France le 1er facteur de dégradation de la biodiversité. Son empreinte écologique est supérieure aux activités de services et industrielles. Les critères d’attribution des aides PAC aggravent cette situation.

Mais... que faire !

1- Il faut garantir une alimentation de qualité, accessible à tous, préserver le patrimoine naturel et assurer des conditions de vie dignes pour tous les agriculteurs y compris les plus modestes...( 7 millions de paysans en 1950 , 700 000 aujourd’hui).

2- Les consommateurs doivent réapprendre à consommer des produits frais et authentiques : 80% des produits consommés sont transformés par l’industrie.

3- Il faut consommer des produits locaux et de saison ! Réduire le transport et les cultures en serres.

4- Eviter l’uniformisation, oser les produits variés de nos producteurs ! D’après la convention sur la biodiversité : 7 000 espèces végétales ont été cultivées depuis que l’humanité existe, aujourd’hui 15 variétés de plantes et 8 variétés animales fournissent 90% des ressources alimentaires de la planète... Conséquence, un appauvrissement de la biodiversité génétique, indispensable pour la survie de toutes les espèces, y compris l’espèce humaine.

5- Contribuer à libérer les paysans ! A partir de l’après guerre apparaissent la mécanisation, la monoculture, les élevages intensifs, les engrais chimiques, les herbicides, etc... Pour les agriculteurs, cette révolution sera synonyme de dépendance croissante à l’agrochimie. Résultat :
 6 multinationales contrôlent 85% du marché mondial du blé, maïs et soja.
 4 multinationales contrôlent 85% du marché mondial des semences, etc...

6- Appliquer le principe de réalité ! Nous devons passer de l’ère du libre échange à celle du juste échange. Que tous les biens de consommation et services qui ont un faible impact environnemental soient détaxés, au contraire créer une tva dissuasive pour les pollueurs. Encourager l’agriculture biologique à parité avec l’agriculture traditionnelle et approvisionner les cantines en produits bio et de proximité.

Einstein dit « notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions ». Du coup nous laissons les dettes s’accumuler : dette écologique, dette économique, dette démographique...

Et Ghandi disait « vivre plus simplement afin que tous les hommes puissent vivre, tout simplement ! ». L’homme n’est pas une marchandise et la planète n’est pas un hypermarché !!!.

Jean-Claude BOSSARD, Maire.

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