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Edito d’Octobre 2009

Crise du Lait !

Non au plan d’éradication des producteurs. Il n’y a pas trop de producteurs, mais trop de productions !

Face à la colère et au désarroi des producteurs, pour qui détruire leur production est un acte extrême. La Commission Européenne n’a rien trouvé de mieux hier que de proposer d’éliminer les exploitations laitières les plus fragiles.

On va encore renforcer la politique agricole qui mène à ce désastre ! Pourtant, les dernières décennies de restructuration permanente de l’agriculture ont montré que ce n’est pas ainsi qu’on équilibre le marché. La même production s’est concentrée dans des exploitations beaucoup moins nombreuses, de plus en plus grandes et industrialisées. A l’opposé du modèle dont nous avons besoin pour Copenhague !

Il n’y a pas trop de producteurs mais trop de lait. Il faut donc maîtriser la production et la réguler grâce à des droits à produire non marchands que l’UE peut adapter au besoin du marché, aux modes de production plus durables, à des droits de douane légitimés par un abandon de toute forme de dumping (export à un prix inférieur au coût de production).

Il faut que la pénalité de dépassement du quota soit obligatoire. Cela doit aller de pair avec un prix du lait rémunérateur et une répartition des quotas plus justes. Les montants versés ne doivent pas être utilisés pour ladite restructuration, mais pour aider les petites et moyennes exploitations à se maintenir !

La proposition de passer d’une régulation publique à une gestion privée de la crise, sous forme de contractualisation, entre industriels et producteurs est un nouveau cadeau à l’industrie laitière : elle profitera à une minorité de producteurs ; les plus gros !

La transparence des marges entre production et distribution, et leur limitation sont une nécessité.

Les régions de l’OUEST doivent obtenir de l’Europe les financements pour aider la conversion de la filière agricole, pour sauver notre production laitière mais aussi de légumes et tous les hommes et femmes qui en vivent.

Exit les conseillers commerciaux... Les agronomes doivent revenir dans nos chambres d’agriculture !

Le lait doit être payé à sa juste valeur et produit durablement ! Le droit administratif à produire (le quota) est un outil indispensable de la non-délocalisation de notre production laitière. Le cas échéant, même les plus gros producteurs seront condamnés, les laiteries trouveront, dans un marché libre, du lait à moins cher et délocaliseront !

Cette crise du lait est la conséquence d’une politique agricole organisée avec un syndicat majoritaire qui a participé à la disparition des petites exploitations et l’industrialisation du reste.

En France, 1 exploitation agricole disparaît toutes les 15 minutes ce qui représente plus de 100.000 emplois directs et indirects perdus chaque année et cela depuis 40 ans... Nous voyons le résultat !!! Aujourd’hui, on veut traiter les symptômes en oubliant les causes, comme on le fait pour la crise financière ou automobile... Le monde agricole souffre de la situation actuelle, produire toujours plus, ce n’est pas le métier que les paysans ont choisi. Les consommateurs doivent prendre conscience des enjeux.

L’état, l’Europe (avec la politique agricole commune), les organisations syndicales et la population doivent ensemble aider à la conversion écologique de notre agriculture et à un développement équilibré de nos territoires ruraux.

Soutenir l’alimentation saine, sure, de proximité et de saison. La souveraineté alimentaire de l’Europe doit devenir une priorité pour tous, paysans et consom’acteurs !!!

Jean-Claude BOSSARD, Maire.

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