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Edito de Février 2010
L’art et la politique de l’oxymore !

À l’heure d’une prise de conscience généralisée sur les problèmes de réchauffement climatique, des limites des ressources de la nature, de l’exploitation effrénée des humains, et de la dictature du court terme au mépris de l’avenir, les pouvoirs en place, et pratiquement tous les partis politiques, se verdissent... en paroles.

Et proposent de s’attaquer aux crises financières, économiques et écologiques par une relance de la consommation à coup de sur-endettement ou par une relance de l’activité dans des secteurs dépassés, en pratiquant une croissance coloriée en vert, en développant le nucléaire au-lieu des énergies renouvelables, les routes et l’automobile au-lieu du train et des transports publics, l’agriculture et la pêche intensive au-lieu de l’agriculture et la pêche paysanne, en supprimant et en privatisant les services publics, etc...

Comme si on pouvait résoudre ces crises avec les politiques qui les ont provoquées !

Pour faire accepter cette contradiction, nos dirigeants pratiquent sans vergogne l’art de l’oxymore.

Forgés artificiellement pour paralyser les oppositions, les oxymores font fusionner deux réalités contradictoires. Exemples : croissance verte, développement durable, mal propre, agriculture raisonnée, élevage hors-sol, moralisation du capitalisme, régulation des paradis fiscaux, flexisécurité, nucléaire propre, etc...

Plus on produit d’oxymores* et plus les gens sont désorientés et inaptes à penser. Ils favorisent la destruction des esprits et deviennent des outils de mensonges. Ils empêchent une réorientation de notre économie qui favoriserait notre bien-être et notre avenir. Ceci pour préserver et accentuer l’intérêt des lobbies et de l’apartheid planétaire de la répartition des richesses. Les gouvernements trouvent des milliards d’euros pour sauver les banques du naufrage qu’elles ont suscité mais sont incapables de dégager les financements nécessaires à la lutte contre le faim, ou de trouver un consensus à Copenhague pour lutter pour la préservation de notre environnement.

Priorité à l’économie « casino » !!!

Mais on ne trouvera une issue qu’en coordonnant une orientation politique nouvelle : la conversion écologique et sociale de l’économie, secteur par secteur, en favorisant la proximité et la croissance de la solidarité.

Il faut arrêter de changer le pansement pour mieux penser le changement !

C’est Paul Éluard qui dit « Un autre monde est possible, mais il est dans celui-là » !

Gare aux oxymores ! Utilisés à doses massives et de façon systématique et cynique, ils rendent folles nos civilisations...

Jean-Claude BOSSARD, Maire.

Pour réagir à l’édito, cliquez ici * Sources « La politique de l’oxymore » de Bertrand Méheust éditions la Découverte.

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