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Edito de mars 2010
THT : Vers une manipulation de plus !

Certains élus dans leurs communes, ou communautés de communes, ressortent discrètement les préparations de dossiers PAP (Plan d’accompagnement du projet THT). En fait une manne financière pour acheter l’acceptation d’un projet dangereux pour la santé de nos habitants. Ces élus ne voyant que l’argent au mépris de la santé publique, de l’intérêt général, voire du respect de la loi et des propres directives des ministères de l’intérieur et de l’écologie... Pendant ce temps le cheminement vers la DUP (Déclaration d’utilité publique) continue inexorablement, ignorant, là aussi, la loi et l’intérêt général.

Quid de la réserve formelle de la commission d’enquête publique sur l’aspect santé ?

En effet la commission d’enquête publique a écrit dans ses conclusions, je cite : « Étude épidémiologique GEOCAP : Quelques mois avant sa publication, la commission ne peut qu’émettre une réserve formelle sur l’aspect santé humaine tant que cette étude n’est pas parue. Pour que la DUP soit prise, il y a lieu d’attendre la publication des résultats pour que les autorités en tirent toutes les conclusions en matière de santé publique ». La commission comme les administrations ou le conseil général de la Manche attendaient donc que cette étude lève la réserve et réponde à l’exigence d’une étude épidémiologique concernant la vie à proximité des THT...

Mais surprise !!!

Madame Jacqueline Clavel, directeur de recherche de l’INSERM vient d’écrire à tous les conseillers généraux de la Manche (suite à une visite à l’INSERM de Cyril Surbled de Manche-sous-tension) pour les informer des précisions suivantes : « L’étude concerne exclusivement le risque de cancer de l’enfant, elle ne concerne pas les autres problèmes de santé, elle ne concerne pas les adultes. Elle n’est pas spécifique des lignes THT 400 KV. Elle ne dispose pas de mesures individuelles aux domiciles situés à proximité des lignes... En conclusion : l’enquête GEOCAP n’a pas été conçue pour apporter une réponse à votre problème spécifique (THT)... Sur 15 000 témoins, seuls 9 enfants (0,06%) vivent à proximité d’une ligne THT. GEOCAP ne répondra pas à vos questionnements sur l’impact des THT, sur les cancers des adultes, sur les pathologies humaines non cancéreuses, sur la santé des animaux. GEOCAP ne répondra pas à vos questionnements spécifiques éventuels sur l’exposition liée à la ligne THT Cotentin Maine ».

C’est très clair, l’étude GEOCAP de l’INSERM n’est pas une étude épidémiologique liée aux lignes THT...

Mais alors pourquoi la commission d’enquête publique dit le contraire ? Pourquoi le président du Conseil Général de la Manche n’exécute pas, conformément à l’article L 3221-1 du code général des Collectivités territoriales, la délibération prise en avril 2009 par le Conseil Général de la Manche aux termes duquel le Conseil Général a exigé une étude épidémiologique indépendante des opérateurs en ce qui concerne le projet THT Cotentin Maine ? Pourquoi la Chambre d’Agriculture ne divulgue pas les conclusions de l’enquête faite près des agriculteurs exploitant près des THT ? Pourquoi elle continue de faire signer des protocoles relatifs à la démarche GPSE contenant des clauses de confidentialité, je cite : « L’agriculteur s’engage à ne pas communiquer à des tiers tout document ou toute information relative aux problèmes vécus par l’exploitation à proximité de la THT » ? Pourquoi le préfet coordinateur du projet et l’État refusent de diligenter cette étude épidémiologique nécessaire pour protéger les riverains actuels des lignes THT ? Plus que jamais il est temps de diligenter une vraie étude épidémiologique indépendante ! Le mépris des lois, de la démocratie et de la santé par les VRP des lobbies n’est pas acceptable !

La politique de l’autruche n’est pas une solution, c’est un problème !

Jean-Claude BOSSARD, Maire.

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