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Edito d’octobre
Encore un témoignage accablant de riverains de la THT 400 000 volts (La Manche Libre), alors que la plupart des élus indifférents, ramassent l’argent du PAP (20 millions d’euros) pour collaborer au sacrifice de ces personnes. Quid de l’intérêt général !

Une enfant victime de la ligne 400 000 volts

Lassé des graves problèmes générés par une ligne THT, Gilles Hébert, agriculteur à Planquery, a décidé de réagir fermement.

Agriculteur à Planquery, dans le Calvados, non loin de Bayeux, Gilles Hébert maudit la ligne à très haute tension de 400 000 volts qui passe à 150 mètres de sa maison, également siège de son exploitation.

« Des problèmes sanitaires inexpliqués »
En juin 2002, sa femme Lydie donne naissance à leur fille Manon, qu’elle a attendue en vivant en permanence dans cette maison, sous la ligne. Rapidement, la fillette est victime de convulsions. « Jusqu’en 2009, elle a dû suivre un traitement », précise sa mère, « et elle a été hospitalisée à plusieurs reprises. Depuis, elle souffre de problèmes touchant l’hémisphère droit du cerveau et elle connaît aussi de graves problèmes pulmonaires. » Aux yeux de ses parents, ce véritable calvaire est presque certainement en rapport avec la proximité de la ligne THT. D’autant plus que ce voisinage indésirable, qui remonte à 1980, a aussi affecté très sérieusement l’exploitation. « A l’époque de la construction de la ligne, mon beau-père s’était élevé contre son passage à proximité de l’exploitation, pressentant les dangers que cela représenterait, mais il n’a pas été entendu. » La suite devait confirmer ses craintes.

« Notre ferme est située dans une cuvette, et lorsqu’il y a un orage, elle est presque systématiquement victime de la foudre. Pour nous, la raison est que les champs électromagnétiques générés par la ligne THT retiennent l’orage sur place. » Un phénomène lourd de conséquences : matériels électriques et ordinateur hors d’usage, tout comme les appareils électroménagers, des veaux électrocutés... « Même quand nous coupons le courant, il y a encore de l’électricité dans les clôtures ! »

Éleveur exemplaire
Ce n’est pas tout. A cause des courants vagabonds issus de la ligne THT, sur les 70 vaches de leur troupeau, les problèmes de mammites, des infections qui touchent les pis des vaches, sont plus fréquents qu’ailleurs, d’où un manque à gagner évident en terme de production de lait. Pour ne rien arranger, Gilles Hébert déplore la perte de 30 à 40 veaux par an, tandis que son troupeau est anormalement maigre. « L’exploitation, en particulier la salle de traite, a été entièrement mise aux normes en 2002. Cela n’a rien changé », se désole Lydie Hébert. « A la suite des dommages que nous avons subis, EDF puis RTE sont venus sur place à quatre reprises. A chaque fois, on nous a assurés avec de belles paroles que la ligne THT était hors de cause. » Pourtant, il n’était pas possible de douter des compétences professionnelles de Gilles Hébert, considéré comme un excellent éleveur menant parfaitement bien son troupeau. « D’ailleurs », souligne Lydie Hébert, « notre vétérinaire a reconnu qu’il avait affaire à des problèmes sanitaires inexpliqués ». Elle ajoute : « Nous avons toujours fait de notre mieux pour remédier à ces problèmes. Nous avons perdu énormément d’argent. Alors, nous avons décidé d’attaquer RTE en justice pour obtenir une juste réparation financière. Quant à notre fille, nous avons demandé de la même façon une expertise pour établir si la proximité de la ligne THT est à l’origine de ses problèmes de santé. » Une démarche entreprise avec d’autant moins d’hésitation qu’au printemps dernier, RTE, venu sur place, leur a proposé de signer un contrat en vue de faire un diagnostic de l’exploitation. « Mais nous avons refusé car nous devions nous engager à ne pas en faire état et à ne pas demander d’argent ! »

Fabrice Constensoux

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